22.8.06

Derniers jours...

Chers tous.
Oui, je sais, ça parle pas de nos vacances, mais bon, y a pas que ça dans la vie.

Nous nous préparons à reprendre la route, cette fois pour de bon, pour regagner "le pays", en visant plus à l'ouest. Direction Rennes, Bretagne, où l'on sera présents à partir de lundi prochain (le 28 aout). Encore deux jours ici, à savourer nos derniers instants, à dire des "au revoir" sanglotants à tous nos amis d'ici. Vous allez tous nous manquer énormément (ça c'est pour les gens de Turku, les autres, notamment ceux de Grenoble, le savent déjà qu'ils nous manquent tous énormément).

L'appart est déjà presque vide. Tout est empaqueté : nos disques et DVDs finlandais, nos tasses moomin, etc... Mes parents sont déjà reparti avec une voiture pleine à craquer. Nous quittons le pays avec le coeur entre deux-eaux. Déception de quitter cette nature magnifique, cette atmosphère détendue et quand même motivante (au travail), ce calme, ce calme... Globalement, ce "savoir-vivre", qui semble-t-il, disparaît de notre chère terre de France (vous allez me dire, c'est un choix, oui, m'enfin, bon pas toujours, bref... ;-) ). Appréhension du retour au pays. Un passage par une phase "anti-france" (j'exagère, je devrais dire "prise de conscience") n'est pas sans laisser de trace et nous inquieter sur le retour ! Mais, soulagement de rentrer au pays, parce que c'est "ca qu'on connait". Fini les souffrances au guichet en attendant un éventuel interlocuteur anglophone, les gens qui téléphonent et commencent à vous parler finnois pendant 5 min avant qu'on réalise que de toute façon, ils ne parlent pas anglais. Finis les gens énervés parcequ'on sort 2 min en retard du sauna ("you've got the wrong time", Sev s'est vu dire récemment. Non mais !).

Fini les yeux baissés, bonjour les klaxonnes ! Non ! On ne rentre pas au pays "sans regret". Bien au contraire. On va la regretter cette vie-là. On a bien les boules de les quitter ces ami(e)s-là, tout neufs qu'ils sont ! Mais, la vie est faite ainsi. On garde contact et on se revoit, plus tard, ailleurs, tout au long de nos vies (c'est ce qu'on espère en tout cas). Et pis, on ne rentre pas au pays "les yeux fermés". Oula non ! Bien au contraire, les yeux bien ouverts sur la vie et ce qu'on veut en faire, et sur toutes ces sociétés différentes (France, Finlande, ailleurs) où, pour des raisons différentes, il fait toujours bon vivre.

Vous allez, me dire, "ben alors le sauna c'est fini?"D'abord, pas fini "tout de suite" car on a encore la fin de nos vacances à vous raconter (ce matin, j'ai mis un poste sur les lofotens, voir ci-dessous). Depuis longtemps, on s'était dit Sev et moi que ce serait "juste pour la Finlande ce blog". Je crois
que oui, dans sa forme actuelle, ce blog s'arrêtera là. Cette année va être encore riche pour nous deux. Nouvel environnement, nouvelle vie, nouvelles rencontres, et pis, c'est pas rien, un p'tit mariage à préparer quand même. Pas sûr d'arriver à tout faire rentrer !

Mais qui sait, notre sauna, on s'y sent bien. Au chaud, à l'abri. Alors, comme on va emporter un peu de Finlande dans nos poches, et ben on va peut-être vous emmener avec vous. Peut-être bien que, si ça vous dit, on continuera à vous faire découvrir notre vie, notre nouvelle région (pour les Bretons, ce sera forcément moins passionant), nos nouveaux états d'âmes, nos nouvelles joies et nos nouveaux grognements !

Donc, restez en ligne !
La transition va peut-être être longue (le temps d'installer une ligne internet à la maison). Mais, moi je l'sens bien, vous entendrez parler de nous bientôt dans ces pages ! Promis.

Gros bisous à tous en attendant.


Pimouss (Sev) et Le Vilain Barbu des Montanes (Lio)

ps: je répète pour ceux qui lisent entre les lignes: encore quelques postes sur nos vacances arrivent très bientot !

16.8.06

Les fofotens ? Ah, non, regarde c'est un "L"...

L'ambiance est d'entrée bizarre dans le bar. On dirait qu'il y a plus de Portugais que de Français (on est les seuls ? ?). Gloups.
On gagne, on fait les gros bras, on s'en va le sourire jusqu'aux oreilles, et on finit la soirée par une marche sur le port, la tête pleine de bulle, avec l'air du large qui nous balaie les pomettes.... aaaah.

Nuit passée dans un bungalow, au camping de Bodo. On prendrait presque gout au luxe, et pour Michael qui vient d'arriver, c'est déjà ça de pris sur les jours suivants ! Au petit matin, on trouve facilement le port et on monte sous un ciel quasi-azur sur le bateau qui nous ammène à Moskenes, petit port, tout au sud des îles.

La traversée dure 3 heures. Le temps pour nous de siroter un (ou plus?) café(s) et, amusant, d'aider une guide touristique à préparer le séjour de son groupe. Bon, c'est pas de sa faute, le groupe est parti d'Italie en bus (déjà, pour 2 semaines de vacances, faut le faire) avec un premier guide qui ne connaissait RIEN à la Norvège. Au bout de trois jours de silence total, la compagnie a appelé l'autre guide, alors en vacances, à la rescousse. Pas le temps de passer chez elle, pas le temps de préparer, et pas envie de racheter tous les bouquins nécessaires qu'elle avait déjà chez elle. Mouarf ! Donc, elle nous taxe notre lonely planet (ah oui, un jour il faudra que je vous raconte comment mon gout pour le routard s'est transformé en haine profonde) et prépare les quelques jours qu'ils doivent tous passer dans les lofoten ainsi que la route jusqu'au cap nord !



Bref, donc, le temps de siroter un café, de bouquiner un peu, de prendre quelques photos de la mer (oh, c'est bô!), et nous arrivons à Moskenes. C'est parti pour la découverte des Lofoten. Premier étape, 'Å' (se lit "Ô"). "Petit village de pêcheur, typique". Et que c'est beau. La morue sèche (et pas sêche, sinon j'y comprends plus rien) de partout avec un "truc à savoir": 400 000 tonnes de morue peché par an, pour les seuls ports des Lofoten. Et tout ça pour la faire sécher. Mais, vous allez me dire, comment qu'on fait sécher du poisson au bord de la mer, il y a les mouettes qui vont tout bouffer ... ? (me dites-vous, intrigués...) Et ben c'est simple (comme "grötefile", non Mika?), il suffit de commencer à faire sécher la morue lorsque les mouettes viennent de pondre leurs oeufs ! Pendant quelques semaines, elles ne chassent que très peu. Une fois les oeufs éclos, la morue est déjà trop sèche pour que les mouettes en tirent quoi que ce soit ! C'est malin un pêcheur, non ?


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INTERLUDE : UN PEU DE GEOGRAPHIE ! !
Les lofotens (voir la carte) sont des îles au nord de la Norvège, caractérisées par des paysages aux falaises acérées, ainsi que par un climat océanique particulièrement doux pour la latitude à laquelle elles se trouvent (67°-68° Nord). La population locale vie essentiellement (uniquement?) de la pêche à la morue (la fameuse huile de foie de morue est un produit phare des îles) et du tourisme (l'huile de foie de touriste fait également un tabac sur place). Les îles s'étendent dans une direction sud-ouest/nord-est avec une côte "sud" qui fait face à la cote norvégienne continentale et une côte "nord" qui fait face à l'océan arctique et, accéssoirement, au soleil de minuit du 27 mai au 17 juillet. valà !





FIN DE L'INTERLUDE
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Au bout de la route, on découvre un paysage splendide: mer bleu azur, roche abrasive, herbe rase. Titillé par quelques pécheurs, je retourne à la voiture prendre mon lancer. Je jette ma cuillère ... et hop, 1 (une espèce de maquereau un peu spécial, je crois, 25-30 cm)! Bon premier lancer, premier possoin, pas mal. Je relance (la chance du débutant tout ça, ça va pas durer, etc.). Paf ! 2 ! J'arrête à 5, en relâchant 2 poissons, la pêche intensive, je suis contre. On s'apprête à rentrer à la voiture et je propose à Michael d'essayer le lancer. Il est pas trop pêcheur (encore moins que moi, c'est dire) mais est tenté, juste pour voir. Il a vu ! Et j'ai perdu une cueillère. Arg !






La journée (il est 15h30) se poursuit tranquillement. Visite du port de "Å", puis nous prenons la route direction le nord. Un peu avant Reine, Michael et moi-même mettons les chaussures de rando pour une raide montée au Reinebringen. Severine n'a pas désirer nous suivre, préférant se "réserver" pour plus tard. 35mn de montée (pour 450m, c'est dire si c'était raide) nous offre probablement le plus beau panorama des lofoten.






De retour à la route (rendez-vous fixé avec Sev, une heure après notre départ), nous sommes à l'heure et l'attendons. 30, 40 minutes.... Je me fais évidemment du soucis (toujours). Puis, on la voit arriver de loin. Tiens, elle a un passager à l'avant.... tiens .... elle ne s'arrête pas .... ! NON ? Elle ne nous a même pas vu ! On était au bord de la route et elle nous a total snobé !!! J'y crois pas. 25 minutes passent à nouveau (hmmm, je ne suis plus inquiet, mais vert de rage, et micka aussi). Et la voilà qui revient dans l'autre sens. En nous voyant, elle prend l'air surpris et nous sort un "ah mais vous etes là depuis longtemps?"

Explications : En nous attendant, au pied de la ballade, elle rencontre 2 allemands qui descendent de la même montagne (au passage, signalons que, eux, ça faisait la 3ème fois qu'ils y montaient et qu'ils avaient loupé le beau temps et le point de vue les 2 fois précédente, pour dire à quel point on a eu du....). Ils vont pour partir avec leur voiture et pffff ... plus d'batterie ! Ni un ni deux, mon pimousse au chèvre adorée en oublie tout (y compris nous) et, tel le saint-bernard au gros tonneau de rhum collé sous le menton, entreprant de les aider ! Elle regarde en haut, voit deux formes monter, prêt du sommet, pense que c'est nous, et se dit allègrement qu'elle a un peu de marge, le temps qu'on redescende. Et zou ! Elle s'en va, chercher des cables pour brancher la batterie du monsieur sur notre clio. Sauf que les deux formes qu'elle a vu de loin sont deux personnes qu'on a croisé en descendant !!! Et qu'on arrive 5 min plus tard au parking.

La suite vous la connaissez. Le temps qu'elle nous retrouve, je m'étais calmé, on a tous bien ris, et mika la baché pendant 3 jours (un bien juste chatiment, nah) !


Au passage, Sev n'a pas tout perdu du panorama. Vu d'en bas, ça ressemble quand même à ça, ce qui n'est pas trop moche non plus:




Nous passons la nuit suivante, notre première nuit sur les Lofotens au camping de Ramberg. Plage de sable fin face au soleil de minuit. Paysage idyllique dont profitons le soir même. Malheureusement, sur les coups de 23h, le soleil jusqu'alors bien présent au dessus de l'horizon, se retrouve pris dans un épais banc de nuages clairs. La lumière n'en est pas moins echanteresse et déroutante. Pour les quelques prochains jours, nous vivons avec un rythme de "patachons".





Le lendemain, on arrive quand même à se lever pas trop tard. Direction Nusfjord, pour une ballade cotière, un peu dans le brouillard. Le soir, même programme, même résultat : le soleil de minuit se fait timide, ce qui ne nous empêche pas de continuer notre rythme de patachon (l'expression n'est pas de moi!). Au retour, petit détour par Vikten, pour un passage dans une verrerie. Site splendide et pièces d'art du même acabis :-)



Troisième jour sur les lofoten, nous levons le camp. Nous prenons la route de Svolvaer. Svolvaer est la "capitale" des Lofoten. En tout cas, à défaut de charme, c'est la plus grande "ville". Bref, en fait, nous n'arriverons à Svolvaer que le lendemain matin. En attendant, nous visitons le Lofotr musuem. Musée passionant (quoiqu'en dise le routard parisianiste), qui vous fait découvrir la vie des vikings. Cette grande batisse recréée sur un ancien site viking se visite "guidée", pour savourer les explications détaillées sur la vie quotidienne des vikings, leurs rites, leurs coutumes. Journée parfaite pour une petite visite de ce type, nous avons droit au vrai temps lofotenien: vous prenez le temps qu'il peut faire en bretagne, et vous enlevez les bigoudennes... ;-)






Une fois la visite terminée, nous tentons une nouvelle petite ballade, sur la côte nord, vers Eggum. La cote est toujours aussi belle, l'air toujours aussi humide.




Nous finissons la journée par une bonne séance "route" pour aller jusqu'à Kabelvag, à quelques kilomètres au sud-ouest de Svolvaer. Le camping est plus gros, limite industriel, et ça nous fait un petit choc après celui de Ramberg qui était tout tranquille. Nous rencontrons une famille de Gap (ben ça alors) qui ont eu les pires ennuis de bagages possibles pour venir jusqu'à Oslo. Pas rancunier, ils profitent aussi de ces magnifiques paysages. Le petit Clément a l'air d'apprécier. Ils dessinent tout ce qui lui tombe sous la dent, et on échappe pas à la règle !

Allez, pour finir notre petit séjour sur les Lofotens, le dernier jour, on tente une sortie du matériel d'escalade. C'est pas tout ça, mais on a pas charié 20 kilos de matos pour juste lui faire prendre l'air quand même ! Et ben en fait si ! :-) On voulait se faire le Svolvaergeita, sommet emblématique du coin, tenaille rocheuse qui surplombe Svolvaer (son cimetière pour être précis) et force à un petit saut d'1m50 ! On monte à l'attaque, on se perd, on trouve pas, on galère, on arrive par un mauvais coté, y a du vent. Fait beau, mais y a du vent. On trouve enfin l'attaque, oulala, mais quand ils disent "pas équipé", ça veut dire que c'est vraiment pas équipé alors ???!!!! Oh, ben la vue est belle, le matos a été sortie... B1 c'est déjà ça !


































































Reste plus qu'à prendre le bateau, on a tout notre temps. 1h de bateau et on retrouve le continent, la tête pleine d'images somptueuses. Et coté images, c'est qu'un début....























[A SUIVRE]

8.8.06

D'une mer à l'autre...

A la descente du bateau, il est trop tard pour faire beaucoup de route (déjà 23h). Nous décidonc de nous poser sur un ancien terrain de camping récement abandonné, à quelques centaines de metres de l'arrivée du bateau.

Pas le sortir la tente que nos "amis les bêtes", c'est-à-dire les moustiques sont déjà passés à l'attaque ! Quel bonheur ! Heureusement, le reste des vacances sera relativement "calme" de ce point de vue-la. 'fin bon, on a mangé sur le bateau, on monte la tente rapidos, sans faire rentrer de moustique dedans (ouf). Et hop au lit !



Au petit matin, nos amis les bêtes sont toujours là. Plions vite et en route. Rien de prévu dans ce coin-là, nous roulons en direction du nord, le long du golfe de Botnie (voir la carte umeå - arjeplog, arjeplog ou nous arrivons le soir même). Petites pauses sur la plage, route bucolique, bordée de maison en bois rouge.




Nous faisons notre pause "casse-croute" à Skellefteå (prononcez "Chelefteo"). Là, nous tombons (presque) par hasard sur un folk museum (entendre "musées des traditions populaires"). Vous vous souvenez, il y en a un à Turku, et c'est quelque chose de très commun dans toute la Scandinavie (cf plus loin). Des artisants travaillent à l'ancienne dans des maisons en bois et, comble du luxe, un café est installé dans une de ces maisons. On peut profiter de la fraicheur interieur (au dehors, le soleil est écrasant) pour siroter un café bien mérité.



Un arrêt à l'église du coin, et la clio redémarre. Notre but de la journée ? Arjeplog, une petite "station" qui vit du ski de fond et de piste en hiver et du tourisme "vert" en été. Sur la route, la végétation change, petit à petit. ça y est nous rentrons petit à petit en Laponie. Et nous rencontrons (un peu dangeureusement) nos premiers rennes. En troupeaux (photo 46 en lien) ou plus rarement isolé (49), ces animaux élevé mais partiellement sauvage (ils passent la plus grande partie de l'année à vagabonder dans la forêt et la steppe lapone), vous imposent la prudence la plus grande sur la route: leur pelage ne permet pas de les distinguer très clairement sur la route et l'arrivée d'une voiture ne les fait pas sourciller ! Cela fait partie du charme de l'endroit.

Arjeplog, donc. Première destination, avec pour but de gouter à la Laponie suédoise en plein été (après notre experience hivernale en Laponie finlandaise). La différence ? A peu près 40 degrés en plus, pardi ! La découverte passe par la visite de l'eglise locale (de dehors et de dedans) et le musée de l'"argenterie", qui expose également de manière très intéressante la vie des samis de la région. Leur particularité ? De part l'existence d'importants gisements de minerais (d'argent en particulier) dans la région, ce sont à peu près les seuls samis de Scandinavie à porter tarditionnellement des bijoux.

Nous finissons notre première journée de visite de la région par une montée (en voiture, la honte) sur le sommet local. La randonnée n'aurait pas présenté d'intérêt majeur (on a essayé, mais il y avait tellement de moustiques dans la forêt que ça vous enlève tout plaisir, j'vous assure) mais la vue qui nous est offerte de la-haut sur la région est incroyable, spendide, magnifique, quoi ! Regardez plutôt.

Lors de notre trajet pour arriver à Arjeplog, nous avions doublé une "vespa" tirant une cariole. Drapeau finlandais, on s'était dit "un fou" ! Pas déçus, nous retrouvons le soir même la-dite mobylette au camping d'Arjeplog. Et le "fou" en question est en fait français, vivant depuis plus de 30 ans en Finlande. Il aime à parcourir les routes de différents coins d'Europe, d'habitude à vélo, et depuis cette année sur sa vespa "améliorée". Il a prévu 3000km pour 4 semaines cet été. Nous lui souhaitons bon courage le lendemain matin lorsqu'il repart pour ses 150km journaliers. Nous, équipés d'un vehicule plus rapide, pouvons au moins profiter de quelques "pauses" le long du trajet. Une façon différente de voyager, qui fait chaud au coeur, en tout cas !




Pour notre deuxième journée de découverte de la région, nous voulions à tout prix enfiler la tenue de randonneur qui nous manque tant ces derniers temps. Lorsque nous posons la voiture, le soleil est déjà haut (il a du se coucher 1h30 à tout casser) et il fait bien chaud. Je tente un début de rando en short avant de faire demi-tour pour sortir l'équipement intégral (Sev avait été plus sage et s'était équipée comme il faut dès le début).



La forêt, au début assez dense, se fait de plus en plus éparse. Juste à la hauteur d'une cabane non gardée (qui nous permet une pause salvatrice, à l'ombre et à l'abris des moustiques), les arbres disparaissent pour laisser place à une végétation rase, caractéristique des hauts plateaux lapons.



Nous marchons un bon moment (la ballade en entier nous prendra presque 6h aller-retour) sur un sentier terreux qui serpentent au travers de champs de bruyère. Les moustiques nous fichent la paix une bonne fois sur toute, le vent se lève légèrement et le tout devient incroyablement agréable. Sev n'a pas trop envie de terminer, mais moi je n'ai qu'une envie (ça ne me passera jamais, je crois): voir tout ça "d'en haut".

Sev a fait un gros bout de chemin en plus quand je la retrouve à la descente. Nous profitons de l'air agréable, sommes même tentés par une sieste allongés dans la bruyère. Nous rejoignons la voiture vers 16h. On a bien mérité cette bonne glace, acheté à la station service du coin !






Et le périple continue. Aujourd'hui, nous devons encore rejoindre Bodo (le second est un "o barré" que j'ai pas sur mon clavier, et qui se prononce "euh"), en Norvège. La route est longue (voir trajet arjeplog - bodo), mais tellement changeante qu'on ne voit pas le temps passer. Plus ça va, et plus les reliefs s'accentuent. On va bientôt commencer à appeler ça des montagnes (oui, je sais, ça fait longtemps que je suis pas aller dans les Alpes...).

Arrivés à Bodo, nous récupérons le 3ème laron à l'aéroport: K/2 (alias Michael pour les gens normaux) a à peine le temps de pauser le sac dans la voiture que nous l'emmenons trainer dans les bars de Bodo. La demi-finale ne peut pas attendre ! Non mais !

En route !

Pendant que Sev fait visiter Turku à mes parents, je profite du calme ambiant pour commencer le récit de notre périple scandinave. Voilà donc, en plusieurs postes, une bien belle histoire....

Il était une fois deux petits français expatriés depuis près d'un an en Finlande, à Turku (bon, je zappe les quelques mois en Finlande, vous savez déjà tout ! ). Un beau matin du début du mois de Juillet (2006, le 2 pour être exact), la monture de nos frais voyageurs est toute pleine de victuailles, d'une tente et de deux duvets (et 4 matelas !), d'un réchaud à gaz, d'une canne à pêche (c'est important)... et sur les coups de 11h, hop, les voila partis.

Quitant Turku, nous prenons la route du Nord, direction Vaasa (voir la carte). La route est chargée de vacanciers sur le départ, mais ça roule mieux que sur l'A7 quand même. La campagne est belle, le ciel bleu et le soleil tape dur.






Nous faisons notre première pause à Laitila pour admirer son église datant du début du 14ème.





Plus tard dans la journée, nous atteignons Vaasa. Première garnison digne de ce nom établie par les suédois en Finlande (voir vestiges, photo 7), Vasaa est une ville agréable, au bord du Golfe de Botnie (photo 15) qui ne paye pas de mine mais qui respire, comme tant d'endroits en Finlande, la sérénité. Photo 17.

La journée tire à sa fin, et nous prenons enfin le ferry qui nous mène pour ce soir en Suède (photos et 21). Nous quittons pour presque un mois la Finlande, un petit pincement au coeur à l'idée de découvrir encore de nouveaux horizons. Le bateau suit le trajet décrit la: vaasa - umeå



7.8.06

De retour

Salut les p'tits loups.
Eh, oui, ça y est, nous sommes revenus de nos vacances nordiques, des images et des sensations pleins la tête et le coeur. Il nous faut encore quelques jours pour trier les photos, choisir les moments les plus savoureux pour vous les proposer dans ces pages.

Sachez que nous avons entammé nos dernières semaines en Finlande. Le retour se fera vers le 25 aout. Et c'est, comme indiqué précédement dans ces lignes, pour attérir à Rennes.

Bref, patience, patience pour plus de nouvelles !!!!
A bientôt !
Bises