29.10.06

Les lumières du faubourg...

Bon, je vous préviens tout de suite, ceci est un poste à double sens, dont vous trouverez le jumeau sur le "sauna breton"... Parce que ça parle de la Finlande, mais vue depuis une salle de ciné de Rennes... Alors ça parlera aussi un peu du ciné à Rennes.

La salle c'est donc le cinéma du TNB (Théatre National de Bretagne), une salle d'art et essai de Rennes, qui, comme toutes les salles d'arts et essais de France et de Navarre, nous permet de voir un cinéma "différent" le plus souvent en dehors des grands courants de distributions. Les Grenoblois connaissent évidemment le Melies. En comparaison, le ciné du TNB est un peu mieux fait (véritables gradins notamment, salle un peu plus grande) et nettement plus chaleureux. Les murs avec pierre apparente donnent notamment une ambiance cosy à l'endroit, ce qui change des cinés "ou l'on peut voir de la VO" qui sont bien souvent dans des états proches de l'"eau-aïe-eau".... La prochaine fois, on essayera la deuxième salle d'art et essai de Rennes, l'Arvor, pour faire un petit comparatif ;-)








Bon, passons quand même à l'essentiel, le film. Donc, nous sommes allés voir Les Lumières du Faubourg (en finnois "Laitakaupungin valot") de Aki Kaurismäki. A.K est LE réalisateur finlandais (plusieurs fois en compétition à Cannes, si ça doit être un critère pour certains) qui essaye de montrer une vision "juste" de la Finlande, n'hésitant pas à faire des films sur les "laissers pour compte", les "gens normaux", etc. Et les Lumières du Faubourg ne manquent aucun de ces objectifs. Si vous n'avez jamais vu de films de AK, vous risquez d'être destabilisé la première : plans immobiles, dialogues épurés, histoires "pas drôles"... Une vision que certains jugeront pessimiste, d'autre de réaliste. Je ne veux pas me faire critique cinéma, il paraît que c'est un vrai métier (et c'est en tout cas pas le mien). Donc, courez vite dans votre salle de ciné favorite voir les Lumières du Faubourg, pour vous faire une idée du cinéma de Kaurismäki et une vision de la Finlande (ou tout du moins une partie de la Finlande).

ps: pour finir, l'auteur a lui même déclaré dans une interview : "Je ne nourris aucune illusion sur la valeur artistique de mes films, mais je sais en même temps qu'ils auront une force de témoignage importante le jour où - si quelqu'un en prend la peine - on étudiera par exemple l'image des années 80 et en particulier l'image de la ville de Helsinki". Un bon résumé, un peu modeste quand même :-)