16.8.06

Les fofotens ? Ah, non, regarde c'est un "L"...

L'ambiance est d'entrée bizarre dans le bar. On dirait qu'il y a plus de Portugais que de Français (on est les seuls ? ?). Gloups.
On gagne, on fait les gros bras, on s'en va le sourire jusqu'aux oreilles, et on finit la soirée par une marche sur le port, la tête pleine de bulle, avec l'air du large qui nous balaie les pomettes.... aaaah.

Nuit passée dans un bungalow, au camping de Bodo. On prendrait presque gout au luxe, et pour Michael qui vient d'arriver, c'est déjà ça de pris sur les jours suivants ! Au petit matin, on trouve facilement le port et on monte sous un ciel quasi-azur sur le bateau qui nous ammène à Moskenes, petit port, tout au sud des îles.

La traversée dure 3 heures. Le temps pour nous de siroter un (ou plus?) café(s) et, amusant, d'aider une guide touristique à préparer le séjour de son groupe. Bon, c'est pas de sa faute, le groupe est parti d'Italie en bus (déjà, pour 2 semaines de vacances, faut le faire) avec un premier guide qui ne connaissait RIEN à la Norvège. Au bout de trois jours de silence total, la compagnie a appelé l'autre guide, alors en vacances, à la rescousse. Pas le temps de passer chez elle, pas le temps de préparer, et pas envie de racheter tous les bouquins nécessaires qu'elle avait déjà chez elle. Mouarf ! Donc, elle nous taxe notre lonely planet (ah oui, un jour il faudra que je vous raconte comment mon gout pour le routard s'est transformé en haine profonde) et prépare les quelques jours qu'ils doivent tous passer dans les lofoten ainsi que la route jusqu'au cap nord !



Bref, donc, le temps de siroter un café, de bouquiner un peu, de prendre quelques photos de la mer (oh, c'est bô!), et nous arrivons à Moskenes. C'est parti pour la découverte des Lofoten. Premier étape, 'Å' (se lit "Ô"). "Petit village de pêcheur, typique". Et que c'est beau. La morue sèche (et pas sêche, sinon j'y comprends plus rien) de partout avec un "truc à savoir": 400 000 tonnes de morue peché par an, pour les seuls ports des Lofoten. Et tout ça pour la faire sécher. Mais, vous allez me dire, comment qu'on fait sécher du poisson au bord de la mer, il y a les mouettes qui vont tout bouffer ... ? (me dites-vous, intrigués...) Et ben c'est simple (comme "grötefile", non Mika?), il suffit de commencer à faire sécher la morue lorsque les mouettes viennent de pondre leurs oeufs ! Pendant quelques semaines, elles ne chassent que très peu. Une fois les oeufs éclos, la morue est déjà trop sèche pour que les mouettes en tirent quoi que ce soit ! C'est malin un pêcheur, non ?


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INTERLUDE : UN PEU DE GEOGRAPHIE ! !
Les lofotens (voir la carte) sont des îles au nord de la Norvège, caractérisées par des paysages aux falaises acérées, ainsi que par un climat océanique particulièrement doux pour la latitude à laquelle elles se trouvent (67°-68° Nord). La population locale vie essentiellement (uniquement?) de la pêche à la morue (la fameuse huile de foie de morue est un produit phare des îles) et du tourisme (l'huile de foie de touriste fait également un tabac sur place). Les îles s'étendent dans une direction sud-ouest/nord-est avec une côte "sud" qui fait face à la cote norvégienne continentale et une côte "nord" qui fait face à l'océan arctique et, accéssoirement, au soleil de minuit du 27 mai au 17 juillet. valà !





FIN DE L'INTERLUDE
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Au bout de la route, on découvre un paysage splendide: mer bleu azur, roche abrasive, herbe rase. Titillé par quelques pécheurs, je retourne à la voiture prendre mon lancer. Je jette ma cuillère ... et hop, 1 (une espèce de maquereau un peu spécial, je crois, 25-30 cm)! Bon premier lancer, premier possoin, pas mal. Je relance (la chance du débutant tout ça, ça va pas durer, etc.). Paf ! 2 ! J'arrête à 5, en relâchant 2 poissons, la pêche intensive, je suis contre. On s'apprête à rentrer à la voiture et je propose à Michael d'essayer le lancer. Il est pas trop pêcheur (encore moins que moi, c'est dire) mais est tenté, juste pour voir. Il a vu ! Et j'ai perdu une cueillère. Arg !






La journée (il est 15h30) se poursuit tranquillement. Visite du port de "Å", puis nous prenons la route direction le nord. Un peu avant Reine, Michael et moi-même mettons les chaussures de rando pour une raide montée au Reinebringen. Severine n'a pas désirer nous suivre, préférant se "réserver" pour plus tard. 35mn de montée (pour 450m, c'est dire si c'était raide) nous offre probablement le plus beau panorama des lofoten.






De retour à la route (rendez-vous fixé avec Sev, une heure après notre départ), nous sommes à l'heure et l'attendons. 30, 40 minutes.... Je me fais évidemment du soucis (toujours). Puis, on la voit arriver de loin. Tiens, elle a un passager à l'avant.... tiens .... elle ne s'arrête pas .... ! NON ? Elle ne nous a même pas vu ! On était au bord de la route et elle nous a total snobé !!! J'y crois pas. 25 minutes passent à nouveau (hmmm, je ne suis plus inquiet, mais vert de rage, et micka aussi). Et la voilà qui revient dans l'autre sens. En nous voyant, elle prend l'air surpris et nous sort un "ah mais vous etes là depuis longtemps?"

Explications : En nous attendant, au pied de la ballade, elle rencontre 2 allemands qui descendent de la même montagne (au passage, signalons que, eux, ça faisait la 3ème fois qu'ils y montaient et qu'ils avaient loupé le beau temps et le point de vue les 2 fois précédente, pour dire à quel point on a eu du....). Ils vont pour partir avec leur voiture et pffff ... plus d'batterie ! Ni un ni deux, mon pimousse au chèvre adorée en oublie tout (y compris nous) et, tel le saint-bernard au gros tonneau de rhum collé sous le menton, entreprant de les aider ! Elle regarde en haut, voit deux formes monter, prêt du sommet, pense que c'est nous, et se dit allègrement qu'elle a un peu de marge, le temps qu'on redescende. Et zou ! Elle s'en va, chercher des cables pour brancher la batterie du monsieur sur notre clio. Sauf que les deux formes qu'elle a vu de loin sont deux personnes qu'on a croisé en descendant !!! Et qu'on arrive 5 min plus tard au parking.

La suite vous la connaissez. Le temps qu'elle nous retrouve, je m'étais calmé, on a tous bien ris, et mika la baché pendant 3 jours (un bien juste chatiment, nah) !


Au passage, Sev n'a pas tout perdu du panorama. Vu d'en bas, ça ressemble quand même à ça, ce qui n'est pas trop moche non plus:




Nous passons la nuit suivante, notre première nuit sur les Lofotens au camping de Ramberg. Plage de sable fin face au soleil de minuit. Paysage idyllique dont profitons le soir même. Malheureusement, sur les coups de 23h, le soleil jusqu'alors bien présent au dessus de l'horizon, se retrouve pris dans un épais banc de nuages clairs. La lumière n'en est pas moins echanteresse et déroutante. Pour les quelques prochains jours, nous vivons avec un rythme de "patachons".





Le lendemain, on arrive quand même à se lever pas trop tard. Direction Nusfjord, pour une ballade cotière, un peu dans le brouillard. Le soir, même programme, même résultat : le soleil de minuit se fait timide, ce qui ne nous empêche pas de continuer notre rythme de patachon (l'expression n'est pas de moi!). Au retour, petit détour par Vikten, pour un passage dans une verrerie. Site splendide et pièces d'art du même acabis :-)



Troisième jour sur les lofoten, nous levons le camp. Nous prenons la route de Svolvaer. Svolvaer est la "capitale" des Lofoten. En tout cas, à défaut de charme, c'est la plus grande "ville". Bref, en fait, nous n'arriverons à Svolvaer que le lendemain matin. En attendant, nous visitons le Lofotr musuem. Musée passionant (quoiqu'en dise le routard parisianiste), qui vous fait découvrir la vie des vikings. Cette grande batisse recréée sur un ancien site viking se visite "guidée", pour savourer les explications détaillées sur la vie quotidienne des vikings, leurs rites, leurs coutumes. Journée parfaite pour une petite visite de ce type, nous avons droit au vrai temps lofotenien: vous prenez le temps qu'il peut faire en bretagne, et vous enlevez les bigoudennes... ;-)






Une fois la visite terminée, nous tentons une nouvelle petite ballade, sur la côte nord, vers Eggum. La cote est toujours aussi belle, l'air toujours aussi humide.




Nous finissons la journée par une bonne séance "route" pour aller jusqu'à Kabelvag, à quelques kilomètres au sud-ouest de Svolvaer. Le camping est plus gros, limite industriel, et ça nous fait un petit choc après celui de Ramberg qui était tout tranquille. Nous rencontrons une famille de Gap (ben ça alors) qui ont eu les pires ennuis de bagages possibles pour venir jusqu'à Oslo. Pas rancunier, ils profitent aussi de ces magnifiques paysages. Le petit Clément a l'air d'apprécier. Ils dessinent tout ce qui lui tombe sous la dent, et on échappe pas à la règle !

Allez, pour finir notre petit séjour sur les Lofotens, le dernier jour, on tente une sortie du matériel d'escalade. C'est pas tout ça, mais on a pas charié 20 kilos de matos pour juste lui faire prendre l'air quand même ! Et ben en fait si ! :-) On voulait se faire le Svolvaergeita, sommet emblématique du coin, tenaille rocheuse qui surplombe Svolvaer (son cimetière pour être précis) et force à un petit saut d'1m50 ! On monte à l'attaque, on se perd, on trouve pas, on galère, on arrive par un mauvais coté, y a du vent. Fait beau, mais y a du vent. On trouve enfin l'attaque, oulala, mais quand ils disent "pas équipé", ça veut dire que c'est vraiment pas équipé alors ???!!!! Oh, ben la vue est belle, le matos a été sortie... B1 c'est déjà ça !


































































Reste plus qu'à prendre le bateau, on a tout notre temps. 1h de bateau et on retrouve le continent, la tête pleine d'images somptueuses. Et coté images, c'est qu'un début....























[A SUIVRE]